profile

Helene-Sarah Becotte

Le temps créatif, est-ce que ça se calcule?


Aujourd’hui je réponds enfin au problème principal des gens créatifs et à la difficulté de “calculer ses heures”.

Pour le contexte

Au coeur de mon approche, qui vise à t'aider à augmenter ta rentabilité ET ta qualité de vie, il y a la réalisation que le temps est une ressource limitée. Et que donc, pour réussir à augmenter sa rentabilité et sa qualité de vie, il faut protéger son temps. Le rationner. Le valoriser.

Sans virer fou en documentant tout le temps passé sur son entreprise, calculer son temps et où il va est essentiel selon moi.

Et quand j'en parle à des créatifs, ça devient une embûche. Et je les comprends!

C'est exactement à ça que je réponds.

La difficulté principale des créatifs, c’est le fait que leur temps pour accomplir un mandat varie énormément.

Et ça varie en fonction de leur inspiration.

Ça devient extrêmement difficile pour eux de calculer si un mandat a été rentable pour eux.

Ça devient difficile aussi de gérer leur horaire et identifier la bonne quantité de clients qu’ils peuvent prendre sans s’épuiser.

On s’entend qu’une semaine avec 3 clients pour lesquels tu as de l’inspiration et que tu réussis à finir ton travail en 2h chaque sera très différente d’une semaine avec 3 clients pour lesquels tu as le syndrôme de la page blanche.

L’affaire c’est que je vois peu de gens prévoir le temps qu’ils ont besoin pour générer le spark créatif.

L’idéation.

Laisser macérer les idées doucement pour que l’oeuvre en ressorte.

Ok parler de créativité ça me donne un ton littéraire on dirait.

Il y a plusieurs mois j’avais d’ailleurs abordé ce sujet (le plus gros problème des créatifs) en détail dans un courriel que je t’invite à lire ici.

Ma conclusion principale était que justement, l’affaire avec la créativité, c’est qu’elle ne se passe pas nécessairement devant un ordinateur. Oui tu peux faire des brainstorm en tête à tête avec ton client. Oui tu peux monter des moodboards. Oui tu peux explorer des données, à la recherche de pistes de solutions (mon genre d’activité).

Mais y’a aussi une grande partie qui se fait en travail diffus.

Tsé les moments où tu sirotes ton café en regardant par la fenêtre pis que ton cerveau pense à tout et à rien et que BAM, l’idée du siècle s’amène à toi et tu viens de dénouer le crux de ton client drette là.

Ça aussi ça fait partie du travail créatif qui est essentiel pour réaliser tes mandats.

Et la solution que je te propose pour “calculer le temps créatif”, c’est que tu le considères comme une partie du mandat à réaliser. Au même titre que la création du texte, logo, peinture, code informatique (hé les créatifs existent dans toutes sortes de domaines!).

Mais bon, comment on fait pour calculer cette portion d’idéation ou de travail purement créatif?

Aujourd’hui, je vais te parler de 2 manières de faire.

  1. limiter le nombre d’heures travaillées et “charger plus cher”.
  2. toujours inclure des blocs de temps d’idéation dans tes offres de services.

Comment fonctionne la méthode 1 : limiter le nombre d’heures travaillées et “charger plus cher”

Concrètement, si tu fais actuellement des semaines de 35h de travail “actif” (devant ton ordi), là tu adopterais des semaines de 20h.

Tu ferais donc 20h de travail actif et 10, 15, 20h de travail diffus en plus à côté, des heures difficilement “quantifiables” mais qui sont essentielles à la livraison de tes mandats.

Ce que j’aime de cette approche c’est que les heures de travail diffus n’ont pas de cadre et permettent bien de laisser macérer ses idées.

L’idée donc c’est de planifier ta charge de travail actif en pensant à te laisser assez de moments de travail diffus.

On est d’accord que cette méthode peut être difficile à appliquer si tu charges encore à l’heure. Le concept est difficile à expliquer à ton client disons 😅.

Alors que si tu vends des forfaits, tu vends le prix et pas comment tu organises ton temps en arrière. au final le client n’a pas besoin de savoir

Here comes la deuxième option.

Comment fonctionne la méthode 2 : toujours inclure des blocs de temps d’idéation dans tes offres de services.

Tu peux même les appeler “processus créatif d’idéation” ou quelque chose du genre pour leur donner de la légitimité.

On est d’accord que le temps que tu prends pour ton idéation varie d’un client à l’autre. Ici ce qu’on va faire c’est décider d’une quantité “moyenne”. Le chiffre que tu vas trouver va donc pour un mandat, parfois être beaucoup plus élevé que le temps réel que tu y as passé. Et pour d’autres mandats, il va être un peu trop faible.

L’idée de la moyenne, c’est que sur plusieurs mandats, ça va avoir du sens. Tu peux aussi décider de juste mettre un gros chiffre pour toujours t’assurer d’avoir assez de temps de travail diffus et créatif.

Donc supposons que je réalise que je passe au moins 1h par jour à regarder par la fenêtre, complètement dans le lune. Que penser à mes mandats m’empêche de dormir le soir, au moins 3 soirs par semaine. Et que mes meilleures idées m’arrivent toujours dans la douche.

C’est très imparfait comme calcul, mais disons que je réalise que par semaine, je passe environ 15h à rêvasser ou être dérangée par mes idées de job.

Ça fait 64.5h par mois (15 x 4.3 semaines = 64.5h → oui, il y a 4.3 semaines dans un mois, pas juste 4).

Si tu sais que chaque mois, tu jongles entre 5 clients, alors t’as besoin d’un bloc d’idéation de 64.5h/5 = 12.9h (disons 13h) par mois, par client.

Ça peut avoir l’air extrême comme ça de mettre en place des méthodes pour te forcer à te libérer du temps pour être créatif.

Et l’objectif, ce n’est pas de te forcer à être créatif pendant ce temps-là. C’est juste de vivre et de laisser ton cerveau se reposer. Tu t’en rends pas compte mais lui ton cerveau, il travaille en arrière-plan pendant ce temps-là. Et il a besoin de “vide” pour bien travailler.

Les filles de De Saison utilisent l’expression “temps blanc” pour parler de ces moments où on repose notre cerveau.

Si tu ne connais pas, je t’invite à lire un billet écrit par Julie Tremblay-Potvin sur le sujet ici.

Une autre chose qui peut t'intéresser :

👉 Diversification de revenus pour le local commercial/pignon sur rue?

Ça m’a toujours fasciné qu’une entreprise soit en mesure de faire de l’argent en commercialisant ses actifs sous plusieurs angles. Dans le monde du service/du logiciel, je connais déjà beaucoup de possibilités. Le Business Model Navigator est une belle source à ce sujet d’ailleurs.

Mais pour les entreprises qui ont pignon sur rue? Aucune idée des différentes possibilités pour eux. Ça adonne que c'est l'expertise de Valerye Daviault (de Construction Konexco)! Pour en discuter, elle m'a invité sur son podcast, où j'ai joué le rôle de l'intervieweuse 🤓

La discussion fut très intéressante et plusieurs des suggestions de monétisation qu’elle a suggérées m’ont vraiment surprise!

Je t’invite à l’écouter ici 👈

Belle journée là!

Helene-Sarah

Fondatrice, Calcule ça

👉 je suis aussi sur Linkedin | Instagram | Youtube

P.S. On t'a transféré ce courriel et tu aimerais t'abonner à ma liste d'envoi pour ne pas manquer les prochains? Inscris-toi par ici️ ☀️ Je t'invite aussi à découvrir ma bibliothèque de ressources gratuites, Calcule.ca!

Helene-Sarah Becotte

Ici je te partage (avec une touche de calculs) mes expériences d'entrepreneuriat, des lectures business pertinentes, des études de cas et même des outils gratuits 👀

Share this page